Acheter une icône est très important pour tous les chrétiens. Théodore Stoudite dit : "quiconque ne confesse pas que notre Seigneur Jésus-Christ est représenté en peinture, celui-là ne confesse pas qu'il a été vu dans sa chair ; car être vu dans sa chair et être représenté en peinture, c'est la même chose", car son esprit est omniprésent et est en nous au travers de l’Esprit Saint (Stoudite, 2015, p. 46). Avoir une de ces images fait de nous tous une partie de la même foi, même si nous sommes "dispersés en différents endroits et différentes régions" au Canada (Stoudite, 2015, p. 46). Grâce à cette icône, nous aurons tous la même "joie et l’allégresse car (notre) récompense sera grande dans les cieux (Mt 5, 12)" (Stoudite, 2015, p. 47). Je crois sincèrement que cette image est gardée par les anges et qu'elle fait peur aux démons (Stoudite, 2015, p. 47). C'est vraiment un "trésor sacré" ; j'aime "honorer et vénérer l'image du Christ", car "lui-même s'y montre et reçoit la vénération" (Stoudite, 2015, p. 47 – 48). Presque tous les chrétiens vouent une vénération aux reliques (Stoudite, 2015, p. 47). Les catholiques vénèrent des statues de Jésus, ou des objets appartenant aux saints, et pratiquent l’adoration eucharistique. Les protestants gardent des objets de mémoire de leur famille décédée, ce qui leur permet de contempler cette personne. Il est donc logique de dire que la vénération des icônes est inscrite dans nos nécessités humaines. Cette icône a fait grandir ma foi et ma propre moralité, ce qui donne littéralement une « odeur qui, de la vie, conduit à la vie (2 Co 2, 15-16) » (Stoudite, 2015, p. 26).
Référence :
Stoudite, T. (2015). Petites catéchèses (Les Pères dans la foi). Migne.